Archive pour février, 2008

Paresse…

J’ai passé la dernière fin-de-semaine avec mon ami Guillaume, lequel est en échange à Paris. Comme il a aussi un blogue, qu’il a une très bonne plume et ne prend pas de retard dans sa rédaction, je vous propose de lire son billet sur nos aventures:

Le Brel Pays qui est le mien

Pourquoi se contenter de Paris quand on est en Europe ?

Voilà ce que je me suis dis quand j’ai déposé mes bagages dans ma chambre de résidence. Un coup de fil à Olivier plus tard, je suis rendu dans son kot (lire ici «appartement d’étudiants») à Louvain-la-Neuve en Belgique ! Arrivé à 22h00 le jeudi, vite vite il se fait un devoir de me montrer tous les bars intéressants de la cité-étudiante. Nous avons donc fait une guindaille mémorable (joli nom belge pour les soirées arrosées).

Le lendemain, un mal de bloc en plus, je vais rencontrer Tanguy, mon jumeau d’échange que je n’avais pas vu depuis plus de 5 ans. C’est fou comment une poussée de croissance tradive peu allonger quelqu’un ! Il étudie la médecine à l’université catholique de Namur et est pas mal impliqué dans les soirées étudiantes de son cercle (il avait donc pas mal le même air que moi ce jour là !). Après un petit tour à pied dans la ville, une visite de son kot et une p’tite bière dans le local de son cercle, je lui dis à la prochaine et reviens tranquillement à LLN (Louvain-la-Neuve pour les initiés ou les paresseux).

Moi, Guillaume et Steven
Olivier, Guillaume et Stevens dans la voiture parentale

Samedi et dimanche, Olivier et moi partons comme de fiers bacpackers à Roeselare, une petite ville dans la Flandres belge. C’est fascinant de voir comment, dans le même train, le tableau indicateur peut donner des informations en français lorsqu’on est en Wallonie, en français et en néerlandais quand on est à Bruxelles puis seulement en néerlandais lorsque nous arrivons en Flandres. Les politiques linguistiques sont parfois au-dessus de la logique… Mais pourquoi aller dans ce coin lointain, même pas connu des Wallons (j’ai demancé à Tanguy en tout cas…) ? C’est pour aller visiter Steven, un natif du coin qui avait été hébergé une semaine l’année dernière au Québec par Olivier grâce au site de Couchsurfing (un super site pour rencontrer des gens partout à travers le monde prêts à vous laisser leur canapé pour voyager sans dépenser un sous). Steven nous a donc non seulement ouvert les portes de sa maison, mais nous a fait visiter en voiture la campagne flamande, en passant par des cimetières des soldats canadiens tombés à la Première Guerre Mondiale jusqu’à la plage de la mer du Nord au coucher du soleil. Avec une superbe maison campagnarde traditionnelle où l’on doit fermer les portes pour garder les pièces chauffées et des parents trop motivés à combler le moindre de nos désirs culinaires, nous n’avons pu qu’être ravis. Avec en plus des bières trappistes achetées de l’abbaye locale et une soirée dansante «spécial années 80» dans un bar branché le samedi soir où l’on a dansé jusqu’aux petites heures du matin («les flamandes, les flamandes, les fla les fla les flamandes…»), nous navons pu qu’être sur-ravis !

Décidément, le plat pays n’est pas «plate» du tout (scusez là, elle était trop tentante!).

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À fond!

Mardi, 11h40, Auditoire Studio 11, cours COPS 1122 – Anthropologie de la communication

« … c’est qu’il faut replacer la communication dans son contexte culturel. Voyez-vous, les populations aztèques et les conquistadors espagnols nous fournissent un exemple probant de la manière dont contexte social et communication s’articulent mutuellement… »

Alors que le prof débite son interminable monologue, je sens mon début de rhume gagner ma gorge, mes sinus et mon nez.

« …Ce qu’il faut comprendre, c’est que le langage aztèque ne prend pas en compte la dimension individuelle. Le sujet, l’individu, n’est pas un entier, mais bien une fraction d’un tout plus grand… »

Vlan! Fracas de porte!
Toulidouhiou! L’air de l’harmonica d’il était une fois dans l’Ouest!

Une trentaine d’étudiants déguisés en cowboys débarquent dans l’auditoire sur l’air d’Enrico Morricone. Arrivés à la place du prof, ils exécutent un petit pas de danse western avant de hurler en cœur : « Half-Time! » (L’Half-Time est une série de fêtes organisées par les étudiants de troisième année à l’hiver pour célébrer la mi-temps de leurs études (cinq ans). Habituellement, c’est très arrosé et ponctué d’événement folklorique comme celui qui vous sera conté).

Le prof ayant cédé sa place au chef du groupe, ce dernier s’exclame : « Qui sera la prochaine victime? Jouons à Pierre à dit pour le déterminer…. » Tensions dans la salle « Tous sous vos bureaux! » À ce moment, les deux cents étudiants se précipitent sous leurs petits pupitres. Tous… non… un petit innocent d’Amérique a cru bon de rester bien coi sur sa chaise, bien certain de ne pas avoir entendu « Pierre à dit » avant l’ordre du chef de cowboys. Comble de déveine, celui-ci est en avant et au milieu, à quelques mètres du desesperado. Il se fait remarquer immédiatement et on lui fait signe qu’il doit se rendre en avant de l’auditoire.

L’innocent d’Amérique, le rhume à la gorge, rejoint d’autres victimes locales sur les tables. Face aux deux cents étudiants plus malins que lui, on lui soumet sa sentence : un gros verre de bière la plus économique de Belgique. À peine a-t-il la boisson dans les mains que la horde de l’Ouest scande : « À fond! À fond! À fond! À fond! » Celui-ci est donc contraint d’affoner, c’est-à-dire avaler le verre d’une seule traite. N’écoutant que son courage, l’innocent d’Amérique procède à l’affonage avec célérité et professionnalisme. « Après tout, il en faut plus pour secouer un foie de Québécois. » se dit-il. Comme par télépathie, les organisateurs contraignent le pur-laine à prouver sa force en procédant à un deuxième affonage. Sans broncher, le liquide descend dans le gosier du brave frisé. Jugeant que l’innocent d’Amérique avait bien accompli son devoir, on l’autorisa à regagner son siège dans l’auditoire.

Avant de quitter, les cowboys et les étudiants de l’auditoire demandèrent tous en cœur : « Le tuyau! Le tuyau! Le tuyau! Le tuyau! » Le sourire en coin, le prof repris le micro et informa l’auditoire que la question à développement de l’examen, soit 40% de la note, portera sur la cérémonie d’Half-Time qui venait d’avoir lieu. Sur ce, les cowboys quittèrent la salle, en quête vers de nouvelles aventures.

Près de deux semaines plus tard, je peine encore à me débarrasser de mon rhume.

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Mister O

La Belgique est le pays de la bande-dessinée. En voici une trouvée sur une passerelle de Louvain-la-Neuve.

 

Et la fameuse passerelle:

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De nouvelles photos!

Je viens de mettre en ligne de nouvelles photos de la Belgique!

Vous pouvez toujours y accéder à la même adresse :

http://picasaweb.google.fr/oliviergrattongagne/

Je vous aime !

Olivier

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La Gent dame

Avec les fins de semaine, viennent les escapades. Celle-ci ne fait pas exception. Mon plan : partir pour Gent (ou Gand), ville flamande à mi-chemin entre Bruxelles et Bruges. Après quatre trains parfaitement coordonnés, je dépose les pieds à Gent-Dampoort, une petite gare où m’accueille Stevens, mon ami de couchsurfing. En effet, au début de l’été dernier, j’ai accueilli Stevens à Montréal, lui ai fait goûté les bagels, l’a amené dans une vraie taverne, lui ai fait grimper le Mont-Saint-Hilaire et lui a donné la chance de se produire à l’émission Univers Folk. De retour à son pays natal, Stevens se fait donc un plaisir de me faire vivre l’expérience belge, du côté flamand.

Karneval
Steven et moi

Après les retrouvailles, je rencontre ses amis Pieter et Loche. Comme Stevens habite Roeselare, c’est chez Pieter que nous dormirons. Après une petite gaufre et un café nécessaire, Stevens nous amène dans un squat-party un peu plus loin en ville. Arrivé sur place, je fais la rencontre de d’autres amis de Stevens, mangé de la très bonne nourriture végétarienne et dansé sur de l’excellente afro-latino-jazzy-funk. Malgré la grande quantité de personnes et la barrière linguistique, l’atmosphère est super amicale et les rencontres sont faciles. Sentant nos énergies nous quitter, nous reprenons la route de l’appartement de Pieter où je m’effondre sur le petit lit que Pieter m’avait aménagé.

Le lendemain, je quitte Stevens et Pieter pour me diriger à un brunch-rencontre de couchsurfing auquel j’avais été invité. À peine arrivé, je suis submergé par la quantité d’excellente nourriture et de gens. Environs une quarantaine de personnes sont invitées. La plupart sont des trentenaires des villes flamandes de Bruges, Anvers ou Gand. D’autres sont des travailleurs internationaux basés à Bruxelles. Tous sont membres de couchsurfing. À toute fin pratique, me dis-je, le reste de mes escapades de fin de semaine sont assurées si je décide de visiter tous ces gens. Après avoir bien mangé, nous nous lançons dans une balade en ville. Nous découvrons une ville magnifique avec de multiples canaux et des maisons flamandes magnifiquement conservées. Çà et là, on retrouve des petits marchés, de superbes églises, des terrasses bondées et des centaines de cyclistes qui déambulent paisiblement dans la ville. Arrivés à la place « trois étoiles Michelin », les organisateurs du brunch nous offrent des petits verres de genièvre aux pommes et aux citrons que nous dégustons sous un soleil magnifique. Difficile de croire que l’on est au pays de la pluie…

Karneval
Gent

Après une petite soupe en compagnie du groupe de couchsurfing, je quitte Gent pour me diriger vers Liège, où mes cokoteurs m’attendent. Arrivé sur place, je mange un bon spaghetti et nous nous dirigeons tous à la Maison du Peket, un bar connu dans toute la Belgique pour son péket, un mélange à base de genièvre apprêté à toutes les saveurs possibles. Réchauffés après les tournées de pékets tropical, orange sanguine et framboises, mes cokoteurs optent pour des pékets flambés alors que j’opte pour un Mont Blanc, mélange exquis de péket citron et bière blanche. Ragaillardis, nous nous dirigeons dans le « carré », le quartier chaud de Liège. Arrivés à l’Aller simple (excellent nom de bar), nous commandons des pichets de blanc cerise, une délicieuse boisson rafraîchissante servie en pichet. Kebabs et verres d’eau plus tard, nous nous entassons tous dans la chambre du kot de Cindy, la copine de mon cokoteur Piou. Quelques heures de sommeil plus tard, les sept heures trente sonnent et le groupe prend péniblement la route de Louvain-la-Neuve.

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Karneval

À 4h30 pile, mon cellulaire sonne, me tirant de mon sommeil difficile. C’est mon lendemain de lendemain de veille à Leuven. Je commence à préparer mon lunch pour la longue journée. J’enfile mes vêtements chauds. À 5h40, je quitte le kot et me rends à l’autre bout de la ville. À 6h, je retrouve mes amies québécoises dans l’autobus voyageur affrété pour l’occasion. L’occasion : le Karneval in Köln, ou le Carnaval de Cologne.

Karneval
Karneval in Köln

À la recommandation des organisateurs de l’excursion au carnaval, nous nous sommes costumés. Pour l’occasion, j’ai loué un costume d’avocat. De toute beauté.

Après trois heures de bus, nous apercevons la cathédrale de Cologne et les organisateurs nous remettent une carte de la ville. Nous entrons rapidement dans le centre historique de la ville et retrouvons la foule du carnaval. Les touristes sont nombreux, mais ils sont éclipsés par la quantité très importante de « locaux » venus célébrer le plus grand carnaval d’Allemagne. La grande majorité des gens sont déguisés et plusieurs costumes m’épatent par leur humour et leur singularité.

À peine avons-nous trouvé un endroit correct pour assister à la parade que celle-ci arrive et commence à défiler dans les rues. Des milliers de femmes, d’hommes, de chars allégoriques, de fanfares et d’enfants défilent devant nos yeux. Ils sont habillés de manière classique, humoristique ou fantaisiste et beaucoup d’entre eux lancent des bonbons et des fleurs dans la foule. En trame de fond, des chansons populaires allemandes que tout le monde connaît sauf les touristes, des petits kiosques à saucisses (« Eine wurst, bitte. »), à bière (« Eine bier, bitte. »), des familles, de jeunes fêtards et une des plus belles cathédrales du monde.

Bien que l’atmosphère soit à l’hystérie, le carnaval suit son cours sans aucun accroc. Bien que des milliers de personnes soient en état d’ébriété avancé, j’ai rarement éprouvé un tel sentiment d’ordre. Décidément, les Allemands font les choses avec beaucoup d’organisation sans que cela brime la créativité des artistes et des festivaliers.

Fatigués et gelés par la pluie, nous quittons Cologne en soirée les poches pleines de bonbons et de fleurs et la caméra numérique chargée de photos.

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Pop!

Comme vous le savez sans doute, toutes les bières européennes sont encapsulées avec des bouchons non dévissables. Bien que l’usage du décapsuleur classique ou du canif soit répandu pour ouvrir les bouteilles, il est possible d’utiliser à peu n’importe quel objet pour arriver à accéder au précieux liquide. Une des techniques les plus courantes chez les Belges et celle du briquet, où l’on se sert de celui-ci comme d’un levier pour faire sauter le bouchon de la bouteille. Étant ignorant de cette technique, je dus me contenter d’utiliser mon canif ou, pire, de demander à quelqu’un de l’ouvrir à ma place. Vous comprendrez aisément que cela constituait un manquement important à mes savoirs-faire.

Plus maintenant! Après quelques coups de pratique et quelques instructeurs chevronnés, je suis maintenant capable de décapsuler une bouteille de bière avec un briquet.


Je me suis senti un peu plus belge. Pire encore, je commence à dire « week-end » plutôt que « fin de semaine », « faire mes courses » plutôt que « faire une épicerie » et « je suis sur Bruxelles » plutôt que « je suis à Bruxelles ».

En passant, la bière est la Hoegaarden Grand Cru, une excellente bière de dégustation.

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Leuven la vieille

Pour ma première vraie fin de semaine, j’envisageai d’aller à Bruxelles rejoindre deux gars sympathiques que j’avais rencontrés par hasard à mon arrivée à Louvain-la-Neuve. Les deux n’étant pas disponibles, je change de plan en quelques secondes (les plans b deviennent ma spécialité!) et envoie des demandes à des hôtes de Couchsurfing de Leuven (ou Louvain), ville qui a abrité mon université d’échange jusque dans les années 60. Quelques heures plus tard, quelques hôtes m’indiquent que je suis la bienvenue chez eux. Voilà la magie du Couchsurfing.

Je pars donc vers Leuven, vieille ville universitaire flamande. Cette ville abrite aussi le siège social d’InBev, la plus grande compagnie brassicole du monde. Elle possède, entre autres, les marques Stella Artois, Beck, Labatt, Hoegarden, Leffe et Brahma. Sitôt arrivé en ville, je me dirige vers les installations industrielles d’InBev, espérant y trouver un musée de la Stella Artois ou un autre lieu d’intérêt. Je n’y trouve qu’une zone industrielle avec des milliers de tonneaux de bière. Bof.

Oude Markt
Oude Markt, Leuven

Laissant de côté les installations d’InBev, je m’aventure vers le centre de la ville. Mon premier choc est de me retrouver dans une ville où la langue m’est totalement étrangère. J’arrive, avec certains efforts, à deviner la signification de certains mots en néerlandais. Mais quand il s’agit de parler avec les gens, je suis réduit à demander honteusement : « English… or French? ». Heureusement, la plupart des habitants de Leuven parlent quatre langues : néerlandais, anglais, français, allemand. Leur anglais étant souvent meilleur que leur français (et meilleur que mon néerlandais!), j’arrive sans trop de peine à communiquer. Je garde toutefois ce sentiment désagréable de touriste impoli.

Leuven est remarquable pour son architecture flamande typique, avec de très jolies devantures de maisons et de commerce. Je suis séduit.

Mon hôte Joris me rejoint et m’amène rapidement faire un tour de ville. Leuven, explique-t-il est une petite ville qui s’anime surtout lorsque les étudiants sont présents. Ceux-ci ayant terminé leurs examens, la ville est un peu « au repos ». J’y découvre le centre historique d’une très grande beauté. Après avoir mangé chez lui, il me quitte pour aller voir un match de football et me laisse redécouvrir la ville.

Après deux bières et quelques heures de marche dans la nuit (dieux merci, j’ai de bonnes combines!), je rejoins Joris dans les bars de l’Oude Markt (le vieux marché) où nous enchaînons plusieurs bières. Après une petite pause pour manger, nous nous dirigeons vers un petit club de nuit où nous dansons jusqu’à 4h. Épuisés, nous ne nous réveillons onze heures plus tard avec un mal de tête poignant. Un petit thé plus tard, je repars pour Louvain-la-Neuve. Je tente de me coucher tôt, mais le sommeil ne vient que vers 1h du matin…

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Que la lumière fut!

Mercredi, mes cokoteurs et moi voulions aller voir Astérix et Obélix aux Jeux olympiques. Sitôt arrivé au cinéma de Louvain-la-Neuve, sitôt refoulé. Il n’y a plus de place.

Heureusement, un plan B de classe est prévu. Sur la Grande Place, des organisations chrétiennes et étudiantes organisent la Fête de la Lumière. Il y a d’abord une messe sous chapiteau à laquelle nous n’avons pas assisté (j’ai toujours un peu peur des messes et des églises – n’étant pas baptisé, je ne sais jamais si je suis à ma place ou non) puis des activités en plein air.

Je retrouve des amies québécoises (nous commençons à être un vrai ghetto) avec qui nous dégustons des crêpes et du vin chaud gratuits. L’atmosphère est bon enfant et très joyeuse. Quelques minutes plus tard, les cours de danse folklorique débutent. Les koteurs du KAP-danse font de multiples démonstrations de danses brésiliennes, irlandaises, latino, etc. Le reste ne fut que rires, danses, crêpes et vin chaud.

Arnaud et Stéphanie
Vin chaud

Je rentre chez moi vers les dix heures et trouve mes cokoteurs masculins dans une partie de belote bien arrosée. Je me joins temporairement au délire en dégustant au passage une excellente Moinette biologique. En apprenant les rudiments de la belote, je sens les forces me quitter et me porter vers mon lit. Après tout, j’aurai mon premier cours le lendemain.

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Des cokoteurs!

Après quelques jours passés à courir les bureaux et à faire la fête, mes cokoteurs sont arrivés et ont rempli l’appartement jusqu’alors presque vide. Nous sommes sept à occuper un logement composé de sept chambres, une grande cuisine, deux toilettes et une douche commune. Nous disposons tous d’un lavabo dans nos chambres.

J’ai ainsi rencontré François (alias Coin), Arnaud, Vincent (alias Fatch), Pierre (alias Piou), Stéphanie (alias Tef) et Sarah. Ils ont tous plus ou moins mon âge et étudient tous dans les sciences pures. Académiquement, je fais donc figure d’intrus. Heureusement, ils sont tous très accueillant et d’excellents G.O. Ils m’ont initié au sport officiel de l’appartement (la belote), ont organisé une soirée fondue (miam!) et m’ont amené jouer au tennis. La bonne entente est telle que lorsqu’ils ont quitté le kot vendredi dernier (presque tous les étudiants belges rentrent chez leurs parents la fin de semaine), je me suis senti un peu seul.

Arnaud et Stéphanie
Arnaud et Stéphanie

Les fins de semaine seront donc l’occasion de me transformer de nouveau en voyageur, avec tout ce que cela comporte : horaires de trains, longues marches, des heures sur le site Couchsurfing, alimentation erratique et des photos par dizaines. Tout cela, bien évidemment, pour votre plus grand plaisir de lecteur.

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