Archive pour avril, 2008

L’increvable Mister O

Mister O est de retour. Plus persévérant que jamais.

Tiré de l’album:

Mister O

Et la fameuse passerelle:

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un Monstre

Moonstre cosmic

Vendredi 25 avril, à 17h : j’écoute pour la première fois l’album Monstre cosmic de Monade.

30 heures plus tard, je crois l’avoir déjà écouté dix fois. Un vrai coup de foudre.

À entendre cent fois au minimum.

J’ai décliné l’offre imaginaire
d’une vie vautrée dans la lumière
je n’attends plus
je prends
je tue

-Monade, Messe joyeuse in Monstre cosmic.

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Admis!

Près de trois mois plus tard, les autorités compétentes daignent enfin me donner une réponse : je suis admis en maîtrise en communication à l’UQAM. Joie. Fini l’incertitude.

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, je compte commencer la maîtrise dès septembre. J’entends m’associer avec Florence Millerand, qui sera ma directrice de mémoire. Sans avoir arrêté mon choix sur un sujet particulier, je porterai probablement mon attention sur une thématique liant communication humaine et technologie.

C’est le début d’une nouvelle aventure intellectuelle!

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La théorie des jeux en question

Voilà un exercice du cours Théorie des jeux et analyse de décision que je suis à Louvain-la-Neuve:

Exercice

Vous n’y comprenez rien? Ça tombe bien, car moi aussi!

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Hopla keis!

Il y a plus ou mois dix ans, alors que je commençais le secondaire, j’occupais mes longues après-midi d’été à jouer aux échecs sur Internet. Un partenaire de jeux rencontré par hasard m’expliqua qu’il venait de Strasbourg, la plus belle ville d’Alsace. À partir de cet instant, je le sais, mon intérêt pour l’Alsace a connu son Big Bang, son année zéro, sa genèse. D’abord, j’ai tenté de convaincre mes parents d’aller visiter l’Alsace lors de notre premier voyage en Europe, en 2000. Rien n’y fit, l’itinéraire était déjà calculé (je ne suis pas à plaindre, nous avons quand même vu la Normandie, Bruges, Bruxelles, Genève, Nancy, le Valais suisse, Chartres et Paris!). Rebelotte pour 2002, où les destinations désirées n’étaient pas compatibles avec un passage au pays de la choucroute. Idem pour 2003, où mon voyage préprogrammé en Allemagne ne permettait pas de m’écarter de notre itinéraire et 2005, où les aléas de l’auto-stop et du couchsurfing me tinrent loin des cigognes et des colombages.

Cette fois, en 2008, ce fut la bonne. Mon plan : partir de Paris en TGV le temps d’une longue fin de semaine pour rejoindre Jérémie, un Alsacien rencontré chez Équiterre quelques mois plus tôt. RER-Métro-TGV et me voilà à la gare de Strasbourg et quelques minutes plus tard, en compagnie de Jérémie.

La petite France
La petite France, Strasbourg

Le reste de l’histoire est pur bonheur. À mille lieux de la fièvre parisienne, Strasbourg est une ville calme, ensoleillée et très propre. On y a aménagé un système super efficace de tramways et de bus qui laisse le centre-ville respirer. On s’y balade parmi les canaux, on flâne chez les bouquinistes du samedi, on s’émerveille devant sa cathédrale. De retour chez Jérémie, on mange de la bonne bouffe bio sur la terrasse ou on y lit tranquillement en compagnie de deux superbes chats. Le pied.

Jérémie m’amène aussi dans la campagne alsacienne, où l’on s’arrête dans un resto tenu par un copain à lui. Au menu : la Tajinoff, version remixée du traditionnel baeckeofe, flammekueche et vins locaux. Le chef connaissait sur le bout des doigts ses ingrédients, leurs producteurs et leurs particularités. Un personnage fascinant. Devant mon intérêt, il me fait goûter un fantastique fromage et une lampée bien rafraîchissante de bon vin. Le restaurant l’Oncle Georges (oui oui, c’est ça le nom!) à Pfettisheim : chaudement recommandé! Le lendemain, après une visite du Mont-Saint-Odile, on se refait un resto dans la ville d’Obernai : salade de pissenlit et lardons (surprenant!) et munster-patate-oignon. Le tout est évidemment accompagné d’un gewürztraminer, très bon vin blanc sucré local. Vous comprendrez que j’ai dû prendre quelques kilos en Alsace!

Une nuit de digestion plus tard, nous foulons une petite montagne des Vosges dans la neige. J’y rencontre des amis de Jérémie et d’autres amis d’amis. La balade est joyeuse, rafraîchissante et culmine avec un pique-nique venteux sur le sommet. De retour à Strasbourg, nous célébrons le changement d’heure (de la lumière jusqu’à 21h!) en dégustant un café alsacien (marc de gewurztraminer, café, crème) sur la terrasse de l’appartement de Jérémie. Difficile d’être plus peinard.

Sommet
Reconstruction d’un site romain au sommet de la montagne dans les Vosges

Pour le lendemain, je fais mes adieux à Jérémie, me replonge dans La Part de l’autre (probablement le livre que j’ai lu le plus vite de ma vie. Un vrai délice.), fais une petite balade en vélo autour des bâtiments modernes et vides des institutions européennes (Je crois que ce voyage a vraiment confirmé mon goût pour l’architecture contemporaine) puis reprend le TGV. Après ces quelques jours, difficile de ne pas aimer l’Alsace. Hopla keis!

Kadinsky au Centre Pompidou
Le parlement européen

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1920-2008

En retournant sur mon dernier billet sur Paris, je suis frappé d’une étrange ressemblance. Le Kandinsky que j’avais photographié au Centre Pompidou et choisi pour illustrer mes aventures parisiennes, m’a un air familier. Quelques secondes plus tard, je retrouve l’œuvre similaire. C’est l’artiste visuel Guillaumit, moitié visuelle du groupe multimédia Gangpol & Mit. La ressemblance est saisissante et à la fois très belle. Le fondateur de l’art abstrait qui côtoie si bien la création par ordinateur d’un des artistes les plus délirants des années 2000. Kandisky est mort en 1944, date à laquelle le papa de Guillaumit n’était peut-être pas encore né. L’un est né russe et est mort à Paris, l’autre vient de Bordeaux et parcours le monde et Internet avec ses images à la folie contagieuse. L’un fonde l’art abstrait, l’autre ose oser à l’époque où tout le monde a tout oser. Kandinsky, Guillaumit, je vous aime sans limites. Vous me faites réaliser que j’aurai vécu deux siècles éblouissants.

Kandinsky et Guillaumit

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Paris gagnant

Dans la très catholique Belgique, on ne prend pas Pâques à la légère. Pour les universitaires, c’est un repos forcé de deux semaines suivant l’anniversaire de la résurrection de Jésus. J’étais donc contraint à occuper quatorze jours d’activités constructives. Après quelques hésitations, j’achetais un billet aller-retour pour Paris, question d’aller visiter Guillaume et d’autres amis français.

L’arrivée à Paris me fait l’impression de tout multiplier autour de moi : multiplier les lignes de métro, les gens, les touristes, les choses à faire. Je m’engouffre donc dans le maelstrom de la Ville-Lumière. J’ai la chance d’avoir deux guides culturels exceptionnels : d’une part, Guillaume est un mordu de théâtre (vous n’avez qu’à lire son blogue pour le constater!) et d’autre part, Manon (amie française rencontrée il y a un an à Montréal) avait repéré des expositions et des sorties intéressantes. J’enchaîne donc un opéra de Stravinsky au magnifique Palais Garnier, une exposition rétrospective de Man Ray, photographe surréaliste, une pièce de Musset, une installation spatiale et glauque au Palais de Tokyo, un après-midi au magnifique Musée des Arts et Métiers, et deux soirées pour découvrir la collection permanente du Centre George Pompidou et une petite partie du Louvre. Décidément, Paris étourdit.

Kadinsky au Centre Pompidou
Kandinsky au Centre Pompidou

J’ai eu la chance d’être logé chez Guillaume, dans sa chambre d’étudiant à Nanterre, en banlieue parisienne. Pour nous rendre en ville, nous prenions très rapide RER (à 15 minutes de l’Arc de Triomphe). Sensible à l’arrivée timide du printemps, je décide de louer un vélo à la Maison des Transports de Nanterre. J’ai donc pu me rendre à Paris en vélo et me balader d’un côté à l’autre de la Seine sur le moyen de transport le plus en vogue à Paris. L’aventure est quand même des plus périlleuses, car le réseau cyclable est très peu cohérent et la circulation très intense. Mais le plaisir de voyager à son rythme, de découvrir des coins cachés de la cité et de retrouver mon mode de transport favori me faisait oublier les difficultés du parcours.

Dublin
La Défense

Mon itinéraire de vélo me permet aussi de passer par la Défense, le quartier hypermoderne situé en bordure de Paris. Présidé par une grande arche majestueuse en parfait axe avec l’Arc de Triomphe, l’Obélisque et le Louvre, un parvis d’environ un kilomètre est entouré des édifices des corporations géantes de France : Total, EDF, Suez, Société générale, etc. Chaque tour rivalise d’audace et d’ambition devant ses consœurs. Bref, on est à mille lieux du Paris touristique, que les agents de voyage dépeignent encore comme une ville qui a cessé d’évoluer dans les années 1920. Mon logis en banlieue, mes sorties, la Défense et mes déplacements en RER, métro et vélo me permirent de goûter à la ville de 2008. Un goût fébrile, incandescent et grisant. À consommer sans modération.

Pour voir les photos, cliquez ici.

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