Archive pour juillet, 2008

Six mois de belgitude

Alors que je m’apprête à quitter la Belgique pour de bon, je tiens à remercier chaleureusement tous les Belges que j’ai rencontrés et qui m’ont rendu fou du plat pays. Je ne cesserai jamais d’éprouver un amour infini pour les Belges, qu’ils soient hommes, femmes ou animaux!

Merci donc…

à mes cokoteurs Coin, Nono, Fatsch, Piou, Tef et Sarah

à mes voisins, copains et copines du kot et autres sqatteurs: PH, Laure, Cindy, Elo, Sophie, Stef, Loïque, Dimitri, Laurent et Christophe

à mes collègues de classe Benjamin, Stéphanie, Merwan, Jean-Baptiste, Laure, Vincent, Sabine et Odile

à Olivier, ses colocataires et Diane pour toutes les soirées bruxelloises

à Stephen, Stijn, Isabelle, Joris et tous les autres couchsurfers de Belgique que j’ai rencontré

aux scouts de la 26e K2 Isatis, Husky, Wapiti, Toupaille, Hermine, Baribal, Bassaris, Cormoran, les Aigles, les Lynx, les Castors, les Mustangs, les Jaguars et les Renards

Et à tout ceux que ma mémoire ne peut trouver pour le moment. Je vous aime tous!

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Scout toujours

Comme je vous l’ai dit dans un précédent billet, mon expérience du scoutisme belge m’a tellement plu que j’ai décidé de m’immerger complètement en passant 17 jours dans un camp scout. Après quelques heures de train et de voiture, je me retrouvais donc sur une prairie vallonnée au cœur des Ardennes belges (voir carte ici). J’y étais de nouveau intendant, c’est-à-dire chargé de la logistique et de la nourriture. J’étais accompagné de quatre chefs, quatre autres intendants et 42 scouts de 12 à 17 ans.

Les deux semaines que j’ai passées dans ce petit coin perdu furent surement les plus belles de mon voyage. Les quatre premières journées furent consacrées à la construction des pilotis et du mobilier : chargement des sapins, élagage, mesures, trous, fixation des perches et des calles, brêlages et tissages. J’y ai appris mille et une techniques pour fabriquer des charpentes solides et des lits confortables avec quelques outils, de la corde, plusieurs efforts et beaucoup de débrouillardise. J’ai aussi appris les meilleurs nœuds à faire. Nos efforts furent récompensés, car malgré la pluie et les intempéries (qui furent très nombreuses), nous pûmes dormir au sec pendant tout le camp.

Un brêlage
Un brêlage

A l’arrivée des scouts, mon expérience de vie en appartement et en kot fut fort utile pour préparer des plats pour cinquante adolescents affamés. Alors que les scouts prennent un malin plaisir à dénigrer la nourriture qu’on leur fait (enfants gâtés!), une rumeur circulait dans la vallée que le cuistot canadien était le seul à savoir faire la bouffe! Si les scouts ne se montrèrent pas très enthousiastes quant au contenu de leur gamelle, ils furent dithyrambiques envers les chansons québécoises. La chanson de l’avoine, l’arbre est dans ses feuilles et Dondaine la ridaine enflammèrent littéralement les veillées autour du feu.

Le plus mémorable reste cependant l’amitié exceptionnelle que je pu développer en très peu de temps avec le staff et les scouts. Je ne compte plus les rigolades, les délires et les gaffes qui ponctuèrent le camp. Comme symbole de cette amitié et de cette fraternité, je reçu un totem : désormais, je ne suis plus Olivier mais bien Samoyède pour les scouts de la K2 de la 26e unité du Blocry.

Un samoyède
Un samoyède

Au moment d’écrire ces lignes, je suis de retour à la civilisation et je m’apprête à partir en Espagne, où je travaillerai sur une ferme équestre à Lanjaron, près de Granada. J’espère pouvoir vous donner des nouvelles pendant ce temps avant mon retour.

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