Paris gagnant

Dans la très catholique Belgique, on ne prend pas Pâques à la légère. Pour les universitaires, c’est un repos forcé de deux semaines suivant l’anniversaire de la résurrection de Jésus. J’étais donc contraint à occuper quatorze jours d’activités constructives. Après quelques hésitations, j’achetais un billet aller-retour pour Paris, question d’aller visiter Guillaume et d’autres amis français.

L’arrivée à Paris me fait l’impression de tout multiplier autour de moi : multiplier les lignes de métro, les gens, les touristes, les choses à faire. Je m’engouffre donc dans le maelstrom de la Ville-Lumière. J’ai la chance d’avoir deux guides culturels exceptionnels : d’une part, Guillaume est un mordu de théâtre (vous n’avez qu’à lire son blogue pour le constater!) et d’autre part, Manon (amie française rencontrée il y a un an à Montréal) avait repéré des expositions et des sorties intéressantes. J’enchaîne donc un opéra de Stravinsky au magnifique Palais Garnier, une exposition rétrospective de Man Ray, photographe surréaliste, une pièce de Musset, une installation spatiale et glauque au Palais de Tokyo, un après-midi au magnifique Musée des Arts et Métiers, et deux soirées pour découvrir la collection permanente du Centre George Pompidou et une petite partie du Louvre. Décidément, Paris étourdit.

Kadinsky au Centre Pompidou
Kandinsky au Centre Pompidou

J’ai eu la chance d’être logé chez Guillaume, dans sa chambre d’étudiant à Nanterre, en banlieue parisienne. Pour nous rendre en ville, nous prenions très rapide RER (à 15 minutes de l’Arc de Triomphe). Sensible à l’arrivée timide du printemps, je décide de louer un vélo à la Maison des Transports de Nanterre. J’ai donc pu me rendre à Paris en vélo et me balader d’un côté à l’autre de la Seine sur le moyen de transport le plus en vogue à Paris. L’aventure est quand même des plus périlleuses, car le réseau cyclable est très peu cohérent et la circulation très intense. Mais le plaisir de voyager à son rythme, de découvrir des coins cachés de la cité et de retrouver mon mode de transport favori me faisait oublier les difficultés du parcours.

Dublin
La Défense

Mon itinéraire de vélo me permet aussi de passer par la Défense, le quartier hypermoderne situé en bordure de Paris. Présidé par une grande arche majestueuse en parfait axe avec l’Arc de Triomphe, l’Obélisque et le Louvre, un parvis d’environ un kilomètre est entouré des édifices des corporations géantes de France : Total, EDF, Suez, Société générale, etc. Chaque tour rivalise d’audace et d’ambition devant ses consœurs. Bref, on est à mille lieux du Paris touristique, que les agents de voyage dépeignent encore comme une ville qui a cessé d’évoluer dans les années 1920. Mon logis en banlieue, mes sorties, la Défense et mes déplacements en RER, métro et vélo me permirent de goûter à la ville de 2008. Un goût fébrile, incandescent et grisant. À consommer sans modération.

Pour voir les photos, cliquez ici.

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Un commentaire »

  1. […] 2008 à 20:09 · Classé sous Autre, N’importe quoi En retournant sur mon dernier billet sur Paris, je suis frappé d’une étrange ressemblance. Le Kandinsky que j’avais photographié au Centre […]

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