Scout toujours

Comme je vous l’ai dit dans un précédent billet, mon expérience du scoutisme belge m’a tellement plu que j’ai décidé de m’immerger complètement en passant 17 jours dans un camp scout. Après quelques heures de train et de voiture, je me retrouvais donc sur une prairie vallonnée au cœur des Ardennes belges (voir carte ici). J’y étais de nouveau intendant, c’est-à-dire chargé de la logistique et de la nourriture. J’étais accompagné de quatre chefs, quatre autres intendants et 42 scouts de 12 à 17 ans.

Les deux semaines que j’ai passées dans ce petit coin perdu furent surement les plus belles de mon voyage. Les quatre premières journées furent consacrées à la construction des pilotis et du mobilier : chargement des sapins, élagage, mesures, trous, fixation des perches et des calles, brêlages et tissages. J’y ai appris mille et une techniques pour fabriquer des charpentes solides et des lits confortables avec quelques outils, de la corde, plusieurs efforts et beaucoup de débrouillardise. J’ai aussi appris les meilleurs nœuds à faire. Nos efforts furent récompensés, car malgré la pluie et les intempéries (qui furent très nombreuses), nous pûmes dormir au sec pendant tout le camp.

Un brêlage
Un brêlage

A l’arrivée des scouts, mon expérience de vie en appartement et en kot fut fort utile pour préparer des plats pour cinquante adolescents affamés. Alors que les scouts prennent un malin plaisir à dénigrer la nourriture qu’on leur fait (enfants gâtés!), une rumeur circulait dans la vallée que le cuistot canadien était le seul à savoir faire la bouffe! Si les scouts ne se montrèrent pas très enthousiastes quant au contenu de leur gamelle, ils furent dithyrambiques envers les chansons québécoises. La chanson de l’avoine, l’arbre est dans ses feuilles et Dondaine la ridaine enflammèrent littéralement les veillées autour du feu.

Le plus mémorable reste cependant l’amitié exceptionnelle que je pu développer en très peu de temps avec le staff et les scouts. Je ne compte plus les rigolades, les délires et les gaffes qui ponctuèrent le camp. Comme symbole de cette amitié et de cette fraternité, je reçu un totem : désormais, je ne suis plus Olivier mais bien Samoyède pour les scouts de la K2 de la 26e unité du Blocry.

Un samoyède
Un samoyède

Au moment d’écrire ces lignes, je suis de retour à la civilisation et je m’apprête à partir en Espagne, où je travaillerai sur une ferme équestre à Lanjaron, près de Granada. J’espère pouvoir vous donner des nouvelles pendant ce temps avant mon retour.

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2 commentaires »

  1. […] succès. Je me botte le derrière et vous décris les cours que j’ai suivi en Belgique. Juillet Je vis une immersion totale dans l’univers débile et délirant des scouts de Belgique. Je n’en sort pas tout à fait indemne. Je porte maintenant un nom de chien et je ne peux pas […]

  2. mounguina said

    bonjour à vous frère scout moi c’est chancel de mon totem hermine un totem qui me vas bien je suis de comportement fouineur ce mouvement qui est le scoutisme ma ouvert les yeux sur le monde tout en m’apprenons à me prendre en charge je ne c’est pas pour vous mes moi je ne me sens alaise que entre les scouts il m’offre un climat de protection merci et bonne chance à vous

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