Ma cabane au Granada

Après plus de trois semaines de labeur presque ininterrompu dans les fermes des montagnes, le désir du voyage revient en moi avec force. Par d’heureuses circonstances, David et Chris peuvent me conduire jusqu’à Granada et venir m’y reprendre trois jours plus tard. L’aventure recommence!

Granada est une ville qui a tout pour elle: Des siècles d’histoire arabe, espagnole, musulmane, chrétienne ont garnis la ville d’une architecture éclectique mais de très bon goût et l’université l’hiver et les touristes l’été garnissent les rues de bars, de restos variés, de salon de thé et d’auberges à prix très compétitif. Si le centre de la ville regroupe la majorité des bars et des auberges, ce sont les colines de l’Alhambra et de l’Albayzin qui attirent les foules.

Après trois heures d’attentes pour obtenir mon ticket d’entrée, les portes de l’Alhambra (la rouge) s’ouvrent enfin pour moi (contrairement à celles du pénitencier qui bientôt vont se refermer). Étallés sur quelques kilomètres carrés, jardins, rempart, palais, mosaïques, grès, stucco, bois, pierre et plan d’eau s’amalgamment dans un faste et un rafinement qui m’étaient jusqu’alors inconnus. Loin d’être reçues en étrangères, les masses de touristes semblent y être accueillies en invités de marque, venus des quatre coin du monde pour observer le vestige du dernier bastion de l’Espagne musulmane.

L’Albayzin (la blanche) est un quartier complet de la ville où s’empilent une quantité phénoménale de bâtiments tous plus blancs les uns que les autres. Je prends plaisir à m’y perdre (et mieux vaut y prendre plaisir, car mon ego fut mis à dure épreuve quand j’ai constaté que mon sens de l’orientation n’était pas suffisant pour retrouver son chemin!). Ici, on trouve un petit sous-sol où s’entassent une quinzaine de personnes pour assister à un concert de Flamenco, là, un chat athletique bondit d’un pavé à l’autre pour finalement disparaitre dans une micro ruelle. L’Albayzin ne serait pas l’Albayzin sans ses inombrables points de vues sur l’Alhambra et la ville, qui s’embrasent une dernière fois avant de se fondre dans la nuit.

De retour dans la basse ville, ce sont d’autres plaisirs qui m’attendent. En deux petites journées, des hectares de peaux soyeuses et bronzés et des kilomètres de cheveux noirs tournoient en permanence autour de moi dans un ballet à rendre fou. En moins métaphorique: je n’ai jamais vu autant de jolies filles en si peu de temps. Après trois semaines de vie chaste à la ferme et éloigné des plaisirs artificiels de la ville, un peu de tentación est plus que bienvenu.

Il y a tant de choses à dire et à redire sur Granada que je préfère les taire ici pour mieux pouvoir vous les raconter en personne. Mais sans nul doutes, les mélodies de l’Albayzin, les silences merveilleux de l’Alhambra et les cris de la ville se mèlent en une chanson obsédante et magnifique qui ne me quittera pas sitôt.

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3 commentaires »

  1. Pierre said

    Magnifique, ce voyage que tu nous fait partager. Plus beau encore, celui qui se poursuit depuis vingt-trois ans et qui t’amène à découvrir la vie. Que cette journée te soit bonne et belle.

  2. […] différentes auprès d’animaux ayant de deux à quatre pattes. Août Je m’offre une visite à Granada et à Cordoba, reviens travailler à la ferme puis visite des musées à […]

  3. Thomas / Loup said

    Tu auras vu l’Alhambra alors… très heureux de l’apprendre en même temps que je découvre ton blog,

    amitiés sincères,

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